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Le défi sacré de Neptune

Aujourd’hui lundi 27 janvier, ce n’est pas seulement l’anniversaire de Mozart, le génie Verseau… C’est un instant magique où les planètes nous racontent de parfaites histoires. Vénus et Neptune se rencontrent dans l’Océan des Poissons, et elles forment un carré exact à Mars dans le Champ des Possibles du Sagittaire. C’est une vraie invitation à l’amour sacré, et tu n’iras pas le recevoir le coeur ouvert à dos de licorne… Non, son accès est pavé de découvertes conscientes sur fond d’engagement qui te promet quelques batailles intérieures. La spiritualité est une expérience, et c’est qu’apprend notre Vénus enchantée.

Nous parlons souvent de Neptune comme d’une planète un peu planante, hors des réalités, qui nous relie à plus vaste que nous en développant nos capacités extra-sensorielles et notre intuition. Mais lorsque l’on écoute le mythe de Poséidon, frère de Zeus et d’Hadès, l’un des guerriers à avoir vaincu le règne tyrannique du Titan Chronos, nous nous retrouvons portés par une dynamique un peu corsée. N’as-tu peur que d’Hadès-Pluton, Dieu de l’Inframonde ? Les anciens redoutaient les vagues de Poséidon tout autant… Ils l’appelaient « celui qui fait trembler la terre ». Tout aussi insaisissable, le Dieu des Mondes Sous-Marins possède cette capacité de tout renverser soudainement, par un séisme provoqué par le soulèvement de ses eaux. Loin des eaux douces du Cancer où la quête de soi passe par la recherche d’un miroir, d’un cocon protecteur et nourricier pour garantir notre sécurité, l’Océan des Poissons est infini et inséparable et par ce biais : insaisissable. Ce sont dans les eaux profondes et sans limites que nous plongeons lorsque nous souhaitons fuir cette lourde responsabilité qu’est le fait de devenir soi-même, de répondre à l’appel de nos dons, d’assumer les défis que nous envoie le Ciel Étoilé…

Mais cette plongée océanique a son utilité, et évidemment, comme la découverte de nos ombres auprès de Pluton, nager au milieu des coraux de Neptune n’est pas tant une fuite qu’un moyen de dissoudre tout ce qui nous limite… Dans l’Océan des Poissons, Neptune nous dépouille de beaucoup de choses inutiles, un peu comme lorsque l’on écoute notre être profond la tête plongée dans l’eau, ainsi coupé de l’extérieur. Nous y trouvons in fine l’Essentiel, et profitons ensuite d’une foi apaisée en notre chemin… J’ai relu hier ce passage de la Bible qui évoque l’histoire de Jonas, ce prophète qui avait très peur de l’être, et qui a préféré fuir en bateau, puis en plongeant dans l’Océan neptunien, plutôt que d’assumer ses capacités à entendre le Divin parler. C’est une belle métaphore dont nous pouvons nous inspirer, car c’est lorsqu’il fut au fond du ventre d’une baleine, au plus perdu qu’il pouvait être, qu’il trouva en lui une volonté sereine à répandre les mystères de la voix divine qu’il entendait en lui. Qui n’a pas déjà été troublé, voire tétanisé, d’avoir eu un ressenti si poignant qu’il démontrait une connexion forte à l’invisible ? Certains ne veulent pas le voir, d’autres sont pétrifiés… Et bien souvent Neptune nous attend dans ses Eaux pour nous laver de nos doutes, non sans les avoir ressentis sous toutes les coutures. Ce qui est si beau dans l’histoire de Jonas, c’est ce qu’il en dit : « J’ai fait ce voeu, et je l’accomplirai ». Il y a dans cette dimension plus qu’une acceptation : il y a une prise de responsabilité. Il est important d’acquérir cette sagesse qu’est la volonté dans la réalisation de nos ambitions, sur le chemin de l’usage sacré de nos dons.

Neptune est en Poissons depuis 2011 et y restera jusqu’en 2025. N’est-ce pas intéressant de voir à quel point une littérature de développement personnel s’est développé depuis son entrée dans le grand Océan ? La découverte de notre potentiel, le chemin de l’ikigaï, la mission de vie, tous ces concepts ont fleuri de toute part. Et puis, en parallèle, nous avons également commencé à cultiver nos différences, à créer des écoles pour tous les fonctionnements d’apprentissage, à valoriser doucement mais sûrement nos dons au lieu d’un unique chemin reconnu par la société.

Et cette fois-ci, c’est Vénus qui vient plonger dans l’Océan des Poissons. Cette dame garante de nos désirs de vie, cette facilitatrice de rencontres avec l’autre est en pleine nage évolutive pour se dépouiller de concepts qui limitent ses joies et ses plaisirs. Nulle doute, Vénus se lave de ce qui permet en elle l’implication dans des relations toxiques, celles-ci fermant toujours la porte à une élévation de son être. Lors de cette Saison du Verseau, Vénus s’affranchit en s’en remettant au grand Tout, cherchant en échos sa grandeur d’âme et un sourire précieux.

En carré dans la carte du Ciel, Mars en Sagittaire rencontre Vénus. Notre maître de l’action, spécialiste de nos prises d’initiatives et de l’avancée sur nos chemins (après tout, difficile de ne pas stagner sans Mars qui nous aide à mettre un pied devant l’autre grâce à son courage et sa témérité), découvre en Sagittaire lui aussi ce que c’est d’avoir foi en lui, d’être parfait et béni absolument comme il est. Il ne s’encombre pas de parades inutiles, il convainc par sa confiance en lui lorsqu’il brandit son arc vers une direction claire : la sienne.

L’aspect en carré rend la rencontre de Mars et de Vénus dynamique, sous le regard sacré de Neptune. La force d’attraction est puissante entre ces deux pôles, qui, alliés, gèrent notre dynamique relationnelle dans tous ces aspects, incluant la sexualité. Là encore, la mythologie va nous surprendre : sans Mars, Vénus ne peut créer seule l’harmonie. La déesse Aphrodite qui représente l’amour et l’hédonisme à bien des égards vivait une relation passionnée avec Arès/Mars le dieu de la Guerre. Et ensemble, ils eurent une fille : Harmonie. Si c’est elle que tu cherches, il serait bon d’accepter quelques valeurs martiennes…

Alors que vivre lors de ce transit ? Reconnaitre le sacré en soi, valoriser nos dons et en faire un chemin de vie, cela fait tellement peur parfois que l’on peut se refuser à soi-même. Il convient un temps de batailler avec nous-mêmes, d’apprendre à dire non. Un non qui peut vouloir dire « pas comme ça ». Car parfois, et ce n’est pas Vénus qui va me contredire, les autres nous proposent une version de nous-mêmes qui ne sonnent pas juste. Lorsqu’elle rencontre Mars, elle apprend de lui à dire non, à lutter pour elle-même, à se différencier. Un non qui n’est pas un refus catégorique, mais parfois aussi un « pas tout de suite », et comme Jonas jusqu’au ventre de la Baleine, Vénus va pouvoir se dépouiller de ses peurs loin des remous du monde social. Ainsi naîtra l’harmonie.

Et puisque que le zodiaque ne fait rien au hasard et que l’univers est absolument parfait, une rétrogradation de Mercure en Poissons débarque mi-février : c’est idéal pour cette plongée sous-marine hors du monde où les contraintes s’effilochent pour laisser place aux vrais choix. Ceux fait par amour pur.

Longue vie à Harmonie, qui je l’espère, te réconciliera avec Mars : tes batailles pour vivre dignement sont justes et nécessaires.

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